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Mousse sur le toit !

Présence de mousse sur le toit! Quels sont les dégâts encourus, comment et à quelle fréquence traiter, et surtout à qui s’adresser? Avec les entreprises Michel Gindre et Tout sur Toit, référencées sur Renovup.ch, et Me Christian Petermann, avocat spécialiste FSA en droit de la construction et de l’immobilier.

La mousse et le lichen ne sont pas les bienvenus sur les toitures; nombreux sont ceux désirant s’en débarrasser et redonner de l’éclat au faîte de leur maison. «Seuls des professionnels sont aptes à faire les bons diagnostics et à conseiller les traitements adéquats!», Michel Gindre et Fabian Debaiffe sont unanimes, il convient d’utiliser les bons produits et de les appliquer avec précaution, sous peine d’obtenir un résultat médiocre, voire d’endommager les matériaux, le tout assorti d’une facture salée, et ça, ce serait vraiment la tuile!

En gelant, l’humidité contenue dans la mousse peut casser la tuile et altérer son étanchéité. Avant toute action, il est important de prendre en compte la nature et l’ancienneté des tuiles. Seule une entreprise spécialisée et expérimentée est à même d’indiquer le moyen le plus approprié. «Personnellement, explique Michel Gindre, je n’utilise jamais de kärcher, je préfère des produits type Algimouss, réglementés et certifiés «Excell +», à faible émission chimique. L’eau de javel est à bannir, car très nocive pour l’environnement». A ce sujet, Me Petermann insiste: «Les garanties ne devraient pas se limiter à des propriétés telles que l’ingélivité (pas de casse en cas de gel), la résistance aux UV, à l’écrasement ou au cisaillement de la toiture, mais certifier également l’adéquation du produit avec le support (terre cuite, ardoise, bois, shingle, tuiles béton ou métalliques, lauze, verre, polycarbonate, acier, zinc, PVC, fibrociment ou encore chaume». Demandez à voir la notice! «L’exigence du descriptif technique et, surtout, des composés chimiques des différents produits utilisés, constitue ensuite un gage de transparence, si ce n’est de qualité», ajoute le juriste.

L’intervention d’un professionnel s’impose

Fabian Debaiffe, gérant de l’entreprise Tout sur toit, recommande aux propriétaires «d’exiger des références et de ne pas faire confiance aux nombreux démarcheurs qui font du porte-à-porte». Comme le rappelle Me Petermann, «l’exécution de travaux d’assainissement sur une toiture présentant des défauts, tant fonctionnels d’étanchéité et d’isolation thermique qu’esthétiques, requiert de nombreuses précautions». Par exemple, «un expert évitera d’avoir recours au kärcher lorsque la bâtisse est trop ancienne». Les méthodes utilisées et la fréquence du nettoyage dépendent de l’ancienneté de la toiture, de la qualité de la tuile, du taux d’humidité ambiant, etc. «Des entreprises proposent des garanties étendues en termes de durée (10 ans par exemple) sur des propriétés du produit (…); le propriétaire est ensuite alléché par un contrat d’ingénierie vendu au prix fort prodiguant les conseils d’un professionnel. Mais ce dernier ne participant pas à la pose du produit, le propriétaire assume les risques de l’application. En cas de sinistre, il devient impossible de déterminer précisément les responsabilités et en cas d’accident, ledit propriétaire assume en tout état de cause la responsabilité du propriétaire d’ouvrage au sens de l’article 58 CO». A bon entendeur!