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Economies d’énergies & zéro CO2 ?

Avec les entreprises Starlac, Progaïa et IC Chauffage SA référencées sur RenovUP, et Me Christian Petermann, avocat spécialiste FSA en droit de la construction et de l’immobilier.

Aujourd’hui, de nombreux moyens existent pour intégrer chez soi les énergies vertes, pour prendre soin de la planète et alléger sa facture. Les particuliers comme les entreprises sont nombreux à vouloir passer le cap de l’ère fossile à l’ère renouvelable, s’ils ne l’ont pas déjà fait. Bonne nouvelle, les volontés sont fiscalement encouragées et les moyens existants de plus en plus performants. Reste à chacun de trouver la solution adaptée à ses besoins et à son habitat.

2017 serait l’année des bonnes résolutions énergétiques. Pour encourager les passages à l’acte, l’Etat de Genève prévoit d’investir plus de 25 millions, financés essentiellement par la taxe CO2, pour promouvoir les économies d’énergie et donner un coup de pouce aux énergies renouvelables dans les bâtiments dont l’autorisation de construire est entrée en force après le 31 décembre 2000. Cependant, prévient Me Petermann, «l’efficacité des politiques cantonales en la matière reste difficilement vérifiable», car les subventions et les méthodes de calcul des coefficients thermiques diffèrent d’un canton à un autre. Selon les types de calcul des performances - à savoir «ponctuelles», mesurées en watts par m2 Kelvin (W/m2K) ou «globales», mesurées en mégajoules par m2 (MJ/m2) -, la différence entre deux justificatifs établis sur les mêmes bases peut atteindre 15%». D’où l’importance, dans le cadre d’une rénovation, de faire pratiquer des bilans thermiques par des professionnels, avant et après les travaux, à l’aide des mêmes logiciels et méthodes de calcul. Jacques Boissonnas, chargé de projet chez Progaïa, explique la méthode de la société: «Progaïa suit un protocole bien établi, avec l’utilisation d’un logiciel qui analyse toute l’enveloppe pour repérer où s’opèrent les déperditions de chaleur pour chaque élément, le toit, les façades, le plancher, les installations techniques, la ventilation. Cela donne le calcul de consommation de la maison, que l’on compare avec la consommation réelle, c’est à dire celle engendrée par les habitants, certains chauffant à 19° d’autres à 22°. Chaque degré utilisé en plus représente 7 à 8% de consommation supplémentaire!».

Le couple idéal: pompe à chaleur et panneaux photovoltaïques

Comme le déplore Blaise Rossellat, de l’entreprise Starlac: «Les énergies vertes à Genève sont vendues plus cher que les autres énergies, car elles incluent les coûts de transport et les taxes subies par les fournisseurs». C’est pourquoi opter pour l’autoconsommation reste une solution plus avantageuse. Depuis 2014, un particulier est autorisé à consommer l’électricité qu’il produit grâce à l’installation chez lui d’un système photovoltaïque. Dans le cadre d’une rénovation, les coûts sont 100% déductibles de l’IFC et de l’IFD. Les prix au kilowattheure se situent entre 7 et 10 centimes, alors que le réseau vous le vend à 25 cts. A Genève, désormais nul besoin de demander une autorisation de construire pour équiper sa toiture, sauf en Zone 4B protégée. Très rentable pour la production d’eau chaude, le système peut aussi servir à alimenter en courant une pompe à chaleur air/ eau ou géothermique. Si l’investissement de départ est plus onéreux que pour s’équiper d’une chaudière à gaz, le retour sur investissement (évalué par Starlac à 7,6 ans dans le cas d’un immeuble chauffé avec une PAC air-eau (COP 3.0)) est sans commune mesure: rabais fiscaux, faible prix du kilowattheure, coût de maintenance et d’entretien quasiment inexistant, etc. Toutefois, «une pompe à chaleur fait partie d’un concept global. Si la maison date des années 60, il y a de grandes chances pour que l’enveloppe thermique, les fenêtres, la toiture ne soient pas assez performantes. Il serait alors vain de mettre en place une pompe à chaleur et le gaspillage serait encore présent», commente Fabio Zanzottera, d’IC Chauffage SA.

Bon à savoir

Obtenir dans la mesure du possible une étude globale pour connaître les priorités et faire le meilleur choix prix/rentabilité. Bien vérifier le COP de sa pompe à chaleur (coefficient de performance, c’est-à-dire le kilowatt rendu par kilowatt dépensé). La géothermie, qui n’est pas autorisée partout, permet d’obtenir une température constante toute l’année. Soyez prudent sur la pertinence des installations, pour éviter de faire grimper la facture électrique. Seuls les premiers centimètres d’une isolation périphérique sont importants, au-delà de 20 cm de couches d’isolants, le gain est négligeable.